[Critique Blu-ray] Kundo : le Bon, la Brute et la Corée du Sud

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Dolmuchi, interprété par Jung-woo Ha (The Chaser), assiste impuissant au massacre de sa famille par un dangereux fils de gouverneur. Sans attache, il rejoint alors un groupe de bandits qui à la manière de Robin des Bois donne aux pauvres ce qu’il vole aux riches.

Dans l’ambiance du XIXe siècle en Corée, le réalisateur Jong-bin Yun nous régale d’un divertissement en hommage à Sergio Leone. Après le film de son confrère Jee-woon Kim, le Bon, la Brute et le Cinglé, le western spaghetti a trouvé une seconde vie à des milliers de kilomètres de son Italie natale. Comme toujours, le mélange culturel s’avère savoureux en remplaçant les duels au revolver par des combats d’arts martiaux.

Pourtant, la première première partie de Kundo laisse septique à cause de son grand nombre de personnages et son rythme en dents de scie. Mais c’est sans compter sur une seconde moitié dantesque avec de belles chorégraphies de combat, un méchant redoutable – « meilleur est le méchant, meilleur est le film » le fameux adage Hitchcockien – et une écriture astucieuse. Le résultat s’avère hautement plaisant, du cinéma de genre généreux comme peut l’être (pouvait l’être ?) une oeuvre de Tarantino.

Kundo sort en DVD/Blu-ray le 2 juillet 2015.

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Avis

7.5 Divertissant !

À défaut de s'amuser en salle avec ce beau divertissement, on se contente d'une version Blu-ray techniquement de qualité. Un rendu soigneux des décors historiques et un bon son (accessible en version française ou originale) qui offrent une expérience cinématographique plaisante sur le petit écran.

Par contre, du côté bonus, l'édition Blu-ray a tendance à multiplier des morceaux : quelques scènes de tournage, quelques minutes dans les coulisses du maquillage, un story-board animé, des images d'une conférence de presse et de l'avant-première, pour finir avec les bandes-annonces du film et de ceux dans la même collection. Hélas ces bonus sont superficiels. On observe un enchainement d'images, des acteurs qui se félicitent mutuellement, mais presque aucune information sur la fabrication du film. On remarquera tout de même l'utilisation sur le tournage des musiques d'Ennio Morricone afin de mettre dans l'ambiance les acteurs à la manière de Sergio Leone. Dommage tout de même d'être aussi avare en contenu sur un cinéma (trop) méconnu en Occident.

  • Film 7,5
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 5
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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