[Critique Blu-ray] Janis, portrait intime d’une légende

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La légendaire chanteuse de rock et de blues, Janis Joplin, est décédée prématurément à 27 ans – l’âge maudit des géants de la musique comme Morrison ou encore Hendrix –, c’est pour cela que la presse et les gens du monde entier ont vite transformé sa vie en un mythe et l’artiste en une divinité. Avec ce documentaire très justement nommé Janis, la réalisatrice Amy Berg nous fait redescendre sur terre afin de proposer un portrait intime et sans esbroufe.

À part la première séquence, le récit suit un ordre purement chronologique. On découvre l’adolescence difficile de la chanteuse, entre le mal-être à cause de son physique ingrat, la moquerie de ses camarades et l’envie d’être aimée. C’est quelques années plus tard, à San Francisco, qu’elle va trouver sa véritable famille, mais aussi ses démons : la drogue et l’alcool.

Le portrait touche profondément le spectateur par sa justesse tout en restant très classique dans sa construction. À travers de nombreuses images d’archives, des lettres et des entretiens avec des amis de l’artiste, on a l’impression de redécouvrir la vie de la jeune femme loin des clichés et proche de l’être humain.

Janis sort en DVD/Blu-ray le 24 juin 2016.

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Avis

8.5 Excellent !

Techniquement, c'est un bien beau Blu-ray : excellente qualité d'image et de son (ce qui est important pour un documentaire sur une chanteuse !).

Côté bonus, de nombreuses scènes coupées sont disponibles et deux entretiens : l'un avec la réalisatrice Amy Berg (10 minutes) et l'autre avec Gilbert Shelton, auteur de comics underground et ami de Janis. Ces derniers valent le coup d'oeil, même si on n'apprend pas grand chose de plus... Car le documentaire est déjà suffisamment riche !

  • Film 8
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 8
  • Votre avis (1 Vote) 9.9
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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