[Critique Blu-Ray] Dangereuse sous tous rapports, électrisante en diable

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NDLR: Retrouvez le test technique et des bonus en bas de page.

Avant Philadelphia et Le Silence des Agneaux, Jonathan Demme réalisait avec Dangereuse sous tous rapports une comédie dramatique avant-gardiste, libérée et follement attachante. On découvre le John Hugues qui sommeillait en lui le long d’un road-movie absolument unique en son genre.

A peine le film ouvre-t-il que Lulu embarque Charles, vice-président coincé, en pleine relation infidèle imprévisible. Dès les premières images, l’alchimie qui naît entre un Jeff Daniels au sommet et une Mélanie Griffith électrisante, donne le La de cette comédie romantique déguisée. Faux archétypes inversés (Daniels est la femme et vice-versa), ils produisent des échanges qui nous font rire et vibrer.

Le véritable génie du film tient avant tout dans le juste équilibre tenu par Jonathan Demme. L’écriture revêt les blessures secrètes de chaque personnage d’une légèreté qui rend les moments les plus dramatiques plus prenants. La mise en scène, prodige de discrétion à la photographie sublime, distribue avec parcimonie les cartes de cette comédie irrésistible.

Dangereuse sous tous rapports ressort le 2 Septembre 2015 en Blu-Ray et DVD.

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Avis

8.3 Pépite

Dangereuse sous tous rapports fait partie d’une vague de ressorties orchestrée par Wild Side et concentrée autour de l’esthétique « années 80 ». On aurait grande peine à appréhender pleinement le doigté subtil de Tak Fujimoto, directeur de la photographie du film. Faussement classique, son apport sublime avec discrétion le moindre lieu et la moindre situation en donnant du relief aux regards et à la banalité du road-trip. Grâce soit donc rendu à un transfert de bonne tenue qui réhausse à la fois les couleurs du film et la propreté de son image.

La partie sonore profite à plein d’une piste DTS-HD Master Audio 2.0 pour laisser briller sa riche composition musicale, emplie de tubes des années 80. Énergique en diable, cette piste assure également des dialogues clairs et quelques effets sonores efficaces (cf. la séquence finale). Impeccable.

Côté bonus, un seul et unique module intitulé « Tak Fujimoto, photographe de l'invisible » tient la dragée haute. Vingt minutes durant, un directeur photo français évoque avec une précision encyclopédique le travail de Tak Fujimoto à la photographie. Technique mais passionnant, le module parvient à nous faire encore plus aimer un film aisé à apprécier. Rien d’autre à l’horizon et on ne s’en plaindra pas, même si une rétrospective avec les participants à l’aventure n’aura pas été de refus.

  • Film 9
  • Image 8
  • Son 9
  • Bonus 7
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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