[Critique Blu-ray] A Touch of Zen, du cinéma en état de grâce

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A Touch of Zen représente ce qu’il y a de plus démesuré et puissant dans le cinéma. Avec l’ampleur d’un film à mettre aux côtés de la Porte du Paradis de Michael Cimino ou d’Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, c’est l’œuvre transcendée par son créateur qui parfois perd son public en chemin, mais fascine de bout en bout par son intelligence et sa grandeur.

Le film de King Hu propose – comme à son habitude – une esthétique unique et somptueuse. Le cinéaste filme les paysages de Taïwan avec grâce en captant d’incroyables lumières naturelles. Comme pour Dragon Inn, la précision chirurgicale de la mise en scène est au rendez-vous. C’est un cinéaste qui se livre corps et âme dans sa création et cela se ressent sur le résultat final.

Des thématiques à foison traversent l’œuvre. D’ailleurs, la dernière partie laisse quelque peu songeur par son mysticisme et son psychédélisme, mais on sait pertinemment qu’à la fin du film on aura qu’une envie : replonger un jour ou l’autre dans cet océan d’idées cinématographiques, car on est bien loin d’avoir découvert toutes les merveilles qu’A Touch of Zen nous propose.

A Touch of Zen sort en DVD/Blu-ray le 21 septembre 2016.

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Avis

9.0 Chef-d’œuvre

En toute logique, on retrouve le même type de bonus que pour Dragon Inn : une préface de Pierre Rissient, une analyse et la bande annonce 2015.

Il faut absolument regarder la critique vidéo "Golden Gate" (17min). Le narrateur (David Cairns) passe en revue les différents aspects d'A Touch of Zen avec un excellent sens de l'analyse. Quant-à Pierre Rissient, il nous livre sa connaissance sur le sujet (ayant connu très bien King Hu). D'ailleurs, il dit très justement à propos d'A Touch of Zen :"il a fait le film de sa vie".

  • Film 9
  • Image 9
  • Son 9
  • Bonus 9
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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