[Critique] Human Incognito : Arno, just an old motherfucker.

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Sexe, cholestérol and rock’n’roll. Voilà ce pourrait être le devise de Human Incognito, le 13ème album d’Arno. Dans une approche sobre mais tellement efficace, Arno nous livre un album sanguin aux accents blues rock et aux textes incisifs.

« Je veux vivre dans un monde sans cholestérol avec une overdose de Rock’n’roll ». L’épitaphe du « Tom Waits belge » (rapport à sa voix granuleuse entretenue à coup de whisky et de gitane) est toute trouvée. Mais faut pas l’enterrer tout de suite notre Arno. Derrière ces paroles un rien naïves, des propos tranchants comme le rasoir. En véritable poète du quotidien, Arno délivre des textes à la fois tendres et graves, dans un monde « où les cons ne font pas de bruit » (Je Veux vivre).

Les guitares, elles, en font beaucoup dans cet album rock-blues poisseux, concocté par l’anglais John Paris (PJ Harvey). Rythmiques rock voire punk (Never Trouble Trouble), mélodies simplistes et répétitives (Please Exist), le Human Incognito d’Arno ne fait pas dans la dentelle mais s’il sait s’attendrir au travers de morceaux plus sensibles (Santé).

En fait, tout le Arno que l’on aime est là : un mélange d’absurdité et de vérités plus graves, sur fond de français et d’anglais, simple mais ô combien efficace.

Human Incognito d’Arno, sorti le 15 janvier 2016.

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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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