[Critique] Après la tempête, bienveillance japonaise

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Digne héritier d’Ozu, le cinéaste japonais Kore-eda n’est décidément pas motivé à abandonner la thématique familiale. Dans Après la tempête, il continue sa perpétuelle exploration de la notion de père, de fils et sur les liens qui unissent une famille. Lassant ? On ne l’aurait pas appelé le digne héritier d’Ozu si c’était le cas.

Dès les premiers instants, on retrouve dans Après la tempête tout ce qui fait le sel du cinéma de Kore-eda. Entre les personnages touchants, les dialogues savoureux et la subtilité de la narration, on ne peut qu’être admiratif. On regarde son film comme on mangerait notre dessert favori de temps à autre.

L’amour pour ses personnages transparaît dans chaque plan. Même si le père vole des objets appartenant à sa mère à un moment du film, il n’y a aucune méchanceté dans son acte. En fin de compte, son film est l’incarnation d’une certaine philosophie japonaise, bienveillante et pleine d’autodérision. Il est d’autant plus agréable de voir l’accueil chaleureux qu’il a reçu à la séance cannoise. On attend avec impatience son prochain film sur un père, un fils… Et vous savez le reste.

Après la tempête n’a pas encore de date de sortie en France mais est présenté dans la catégorie Un certain regard au Festival de Cannes 2016.

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Avis

8 Beau film !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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