[Critique] Apprentice, l’être humain derrière le bourreau

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Apprentice aborde sans détour l’un des plus terribles châtiments, hélas encore en pratique dans notre monde, la pendaison. À travers le regard d’un homme qui entre en prison en tant que gardien pour s’approcher du bourreau qui a exécuté son père, le réalisateur Boo Junfeng confronte son public à voir ce qu’il a dû mal à imaginer : ces êtres humains qui ont un boulot monstrueux, mais qui le font tout de même.

Le film n’est pas toujours habile dans sa construction. La séquence d’introduction en dit trop sur la suite du récit, ce qui nuit au suspense. De plus, la narration a tendance à être répétitive dans sa première moitié, mais c’est bien dans la seconde qu’elle emporte notre adhésion. On est pris à parti dans ce conflit interne – tout comme le personnage principal – et on demeure dans l’incertitude jusqu’à un dernier plan particulièrement brillant.

Ainsi, Apprentice dévoile au fur et à mesure son potentiel malgré ses maladresses. D’ailleurs, on ne sort pas indifférent de la projection du film… Ce qui est la marque d’un long-métrage réussi.

Apprentice sort le 1er juin 2016 et a été présenté dans la catégorie Un certain regard au Festival de Cannes 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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