[Critique] Anomalisa : poésie déprimante

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Charlie Kaufman, scénariste notamment d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind, passe derrière la caméra avec Duke Johnson pour Anomalisa, un film d’animation pour adultes selon la formule consacrée qui fait sensation dans chaque festival jusqu’aux Oscars. Mérité ?

On reconnaît aisément la patte de Kaufman dans ce film : un homme dépressif, perdu dans une société uniformisée, robotisée, retrouve goût à la vie le temps d’une aventure avec une jeune femme différente. L’œuvre, profondément poétique, trouve tout son sens dans l’utilisation de la stop-motion, donnant littéralement vie aux états d’âme du héros. Hormis les deux personnages principaux, tous ont la même voix, le même visage et Anomalisa frise le génie.

Pourtant on ne peut s’empêcher d’éprouver un profond malaise au regard du film. Long à démarrer, il prend souvent le risque de nous perdre dans les méandres d’une histoire jamais complètement drôle, jamais vraiment dramatique, à l’image d’une scène de sexe amusante, touchante, puis ridicule. C’est peut-être là, l’anomalie d’un long-métrage qui se voulait unique.

Anomalisa sort le 03 février 2016

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7 Lyrique
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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