[Critique] Alliés pour le meilleur et pour le pire

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Robert Zemeckis se serait-il assagi ? Avec Alliés, son dernier bébé, il nous plonge dans une histoire d’amour entre espions dans les années 40. Un hommage aux films d’époque peut-être un peu trop classique pour plaire au plus grand nombre…

Dans la lignée de Casablanca. Difficile de ne pas voir la filiation entre Alliés et le chef-d’œuvre de Michael Curtiz tant les clins d’oeil sont nombreux. Si le récit diffère, on y retrouve l’esprit du film noir mélodramatique. Sans singer, le réalisateur s’en approprie les codes et on se laisse entraîner par ce drame conjugal à l’ancienne, porté par deux solides comédiens. À ce propos, il faut souligner la classe de Marion Cotillard qui vole plus d’une fois la vedette à Brad Pitt.

Un peu pépère. Si Zemeckis sait parfaitement user de la caméra pour souligner son sujet (les champs/contre-champs comme moyen d’imager les faux-semblants), il faut reconnaître qu’on n’a peu de réelles envolées visuelles. Une absence ressentie lors des creux scénaristiques où les longueurs nous sautent au visage, le long-métrage subissant sporadiquement de vraies baisses de rythme. Car là est le défaut d’Alliés : vouloir rester trop simple dans son traitement et nous offrir un film plaisant, mais un peu facile.

Alliés sort le 23 novembre 2016

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6 Hommage trop sage
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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