[Critique] 99 Homes, misérabilisme à 99%

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99 Homes part avec les plus bonnes intentions : montrer le cynisme du marché de l’immobilier incarné par le personnage de Michael Shannon (égoïste et impitoyable) face à la misère humaine que cela entraîne (expulsions). Cette dernière a pour visage Andrew Garfield. Alors, la confrontation a tout pour plaire sur le papier… Le problème c’est qu’à l’image, il ne reste que le propos d’intéressant.

Le cinéaste Ramin Bahrani empêche son film d’exprimer intelligemment ses idées à cause d’une réalisation maladroite. À chaque fois qu’un acteur dit un mot plus fort qu’un autre, on a le droit à la musique de tension de circonstance. Dans un film où les malheurs s’enchaînent, la musique est omniprésente et passe ainsi son temps à surligner ce qu’on voit à l’écran, sans rien lui apporter, si ce n’est de la lourdeur.

Autre point dissonant : le choix du gros plan. Certes, dans un drame humain il est utile et souvent justifier de filmer de cette façon, mais en ce qui concerne 99 Homes, c’est un élément qui fait ressembler parfois le long-métrage à un mauvais téléfilm. Bref, malgré deux solides interprétations et un sujet pertinent, on en sort profondément déçu.

99 Homes sort en e-cinema le 18 mars 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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