Les César manquent-ils d’idées pour le César d’honneur ?

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Depuis 2009, le César d’honneur, qui récompense l’ensemble d’une carrière, s’apparente à un faire-valoir publicitaire de la cérémonie. Entre Sean Penn ou encore Scarlett Johansson, la statuette revient toujours à une star d’Hollywood. Pas un seul français en sept ans. Pour enfoncer le clou, outre-Atlantique l’Oscar d’honneur a récompensé l’année dernière deux étrangers : Hayao Miyazaki et le français Jean-Claude Carrière.

En 2016, le choix de l’Académie se porte sur Michael Douglas, une seconde fois après son César d’honneur de 1998. Dans un communiqué de presse, l’institution explique que : « son parcours unique dans le cinéma américain fait de lui une star absolue, devenue une légende de son vivant ». Elle mentionne Wall Street, Basic Instinct ou Vol au-dessus d’un nid de coucou… Des films qui datent majoritairement d’avant 1998 et qui sont pleinement récompensés par le premier César d’honneur.

Le principe de ce César n’est-il pas d’inscrire dans le bronze les personnes illustres du patrimoine cinématographique français et mondial ? Entre Michel Piccoli et Jean-Louis Trintignant, on n’en manque pas, pourquoi tourner en rond ? Dans les années à venir, on espère une remise en question de l’institution avant qu’elle n’invite Michael Douglas pour la troisième fois en 2034.

Découvrez la présentation de Florence Foresti pour la cérémonie

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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